Focus sur une espèce ou un cultivar conservé par le Conservatoire

Ce mois-ci : le romarin, Rosmarinus officinalis officinalis cv ‘Corsican blue’ (chémotype α-pinène) Nom communs : romarin, encensier ‘Corsican blue’ est une variété cultivée du romarin sauvage. C'est un cultivar rampant à port arqué, aux grandes fleurs d'un bleu violacé. Origine géographique et aire de répartition naturelle Spontané sur tout le pourtour méditerranéen, le romarin est aujourd'hui cultivé partout en Europe et a été introduit en Asie centrale, en Inde, aux Philippines, aux Antilles aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Australie. Eléments d’histoire, anecdotes La réputation du romarin en médecine viendrait de la reine Isabelle de Hongrie au XVIe siècle, qui aurait retrouvé la forme et une nouvelle jeunesse grâce à une eau de jouvence qu'elle fabriquait elle-même à partir d'alcoolats de romarin, de menthe pouliot et de lavande. Son nom serait dérivé du latin ros, qui désignait la rosée, et marinus qui se réfère à son origine méditerranéenne, ce qui donnera, par étymologie populaire, rosée marine. En anglais, cela a donné rosemary, devenant vite la rose de Marie. La légende vient appuyer ce nom : la Vierge Marie, pendant sa fuite d'Egypte, aurait suspendu son manteau à un romarin à fleurs blanches. Les fleurs du romarin auraient alors pris leur teinte bleutée. C'est un symbole du souvenir et de la fidélité. En Europe, il protégeait des sorcières et du mauvais-œil, et au Maroc on l'utilise parfois encore pour éloigner les mauvais génies. Utilisations traditionnelles Culinaire Le romarin est une plante aromatique de choix, utilisé dans les viandes et au barbecue notamment. Il fait partie du mélange des "herbes de Provence" et entre dans la composition du bouquet garni. Le miel de romarin (dit de Narbonne) est un miel de choix au goût très prononcé. Médicinale Le romarin est une importante plante médicinale, notamment pour ses propriétés antioxydantes, digestives (sphère hépatique), diurétiques. Autre ‘Corsican blue’ est un chémotype ou chimiotype à α-pinène, ce qui confère aux parties aériennes de cette variété une odeur particulièrement camphrée, boisée (pin) rappelant aussi la terre. Le romarin a longtemps été utilisé pour ses propriétés assainissantes (on le faisait par exemple brûler dans les tribunaux anglais du XVIIe siècle pour protéger les juges des "pestilences" des prisonniers) ; il est parfois utilisé aujourd'hui comme antimites. Toxicité éventuelle Quelques réactions allergiques au romarin ont été signalées. Certaines sources scientifiques semblent indiquer une génotoxicité de l'huile essentielle à forte dose, mais aucun risque pour les feuilles en tisane. Informations techniques pour l’entretien chez le particulier Culture en pleine terre Oui, vivace Culture en pot Oui, vivace, à tailler régulièrement pour qu’il n’y ait pas trop de bois, ne pas le rentrer pour l’hiver Période de floraison Fleurs bleues Hauteur 0.5 à 2m Exposition Ensoleillée Humidité Modéré Sol Rocailleux et drainant A tailler assez bas à l’automne pour limiter l’apparition du vieux bois. Si culture en pot, ne pas le rentrer pour l’hiver, cette espèce a besoin des variations de température pour une bonne croissance l’année suivante. Références Bruneton, J., & Poupon, E. (2016). Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales. Tec & Doc. Chauvet, M. (2018). Encyclopédie des plantes alimentaires: 700 espèces du monde entier, 1700 dessins. Belin. Sélection du Reader’s digest. (2017). Secrets et vertus des plantes médicinales. The Good Scents Company (tgsc). (n.d.). Alpha-pinene. The Good Scent Company. Retrieved 15 December 2020, from www.thegoodscentscompany.com/data/rw1006351.html

Ce mois-ci : le romarin, Rosmarinus officinalis officinalis cv ‘Corsican blue’ (chémotype α-pinène)

Nom communs : romarin, encensier

‘Corsican blue’ est une variété cultivée du romarin sauvage. C’est un cultivar rampant à port arqué, aux grandes fleurs d’un bleu violacé.

Origine géographique et aire de répartition naturelle

Spontané sur tout le pourtour méditerranéen, le romarin est aujourd’hui cultivé partout en Europe et a été introduit en Asie centrale, en Inde, aux Philippines, aux Antilles aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Australie.

Eléments d’histoire, anecdotes

La réputation du romarin en médecine viendrait de la reine Isabelle de Hongrie au XVIe siècle, qui aurait retrouvé la forme et une nouvelle jeunesse grâce à une eau de jouvence qu’elle fabriquait elle-même à partir d’alcoolats de romarin, de menthe pouliot et de lavande.

Son nom serait dérivé du latin ros, qui désignait la rosée, et marinus qui se réfère à son origine méditerranéenne, ce qui donnera, par étymologie populaire, rosée marine. En anglais, cela a donné rosemary, devenant vite la rose de Marie. La légende vient appuyer ce nom : la Vierge Marie, pendant sa fuite d’Egypte, aurait suspendu son manteau à un romarin à fleurs blanches. Les fleurs du romarin auraient alors pris leur teinte bleutée.

C’est un symbole du souvenir et de la fidélité. En Europe, il protégeait des sorcières et du mauvais-œil, et au Maroc on l’utilise parfois encore pour éloigner les mauvais génies.

Utilisations traditionnelles

Culinaire

Le romarin est une plante aromatique de choix, utilisé dans les viandes et au barbecue notamment. Il fait partie du mélange des « herbes de Provence » et entre dans la composition du bouquet garni.

Le miel de romarin (dit de Narbonne) est un miel de choix au goût très prononcé.

Médicinale

Le romarin est une importante plante médicinale, notamment pour ses propriétés antioxydantes, digestives (sphère hépatique), diurétiques.

Autre

‘Corsican blue’ est un chémotype ou chimiotype à α-pinène, ce qui confère aux parties aériennes de cette variété une odeur particulièrement camphrée, boisée (pin) rappelant aussi la terre.

Le romarin a longtemps été utilisé pour ses propriétés assainissantes (on le faisait par exemple brûler dans les tribunaux anglais du XVIIe siècle pour protéger les juges des « pestilences » des prisonniers) ; il est parfois utilisé aujourd’hui comme antimites.

Toxicité éventuelle

Quelques réactions allergiques au romarin ont été signalées. Certaines sources scientifiques semblent indiquer une génotoxicité de l’huile essentielle à forte dose, mais aucun risque pour les feuilles en tisane.

Informations techniques pour l’entretien chez le particulier

Culture en pleine terre Oui, vivace
Culture en pot Oui, vivace, à tailler régulièrement pour qu’il n’y ait pas trop de bois, ne pas le rentrer pour l’hiver
Période de floraison Fleurs bleues
Hauteur 0.5 à 2m
Exposition Ensoleillée
Humidité Modéré
Sol Rocailleux et drainant

 

A tailler assez bas à l’automne pour limiter l’apparition du vieux bois. Si culture en pot, ne pas le rentrer pour l’hiver, cette espèce a besoin des variations de température pour une bonne croissance l’année suivante.

Références

Bruneton, J., & Poupon, E. (2016). Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales. Tec & Doc.

Chauvet, M. (2018). Encyclopédie des plantes alimentaires: 700 espèces du monde entier, 1700 dessins. Belin.

Sélection du Reader’s digest. (2017). Secrets et vertus des plantes médicinales.

The Good Scents Company (tgsc). (n.d.). Alpha-pinene. The Good Scent Company. Retrieved 15 December 2020, from www.thegoodscentscompany.com/data/rw1006351.html